mardi 26 janvier 2010

Le toucher et la description...



Faire user ces 5 sens aux lecteurs, c'est un art qui nécessite de savoir décrire habilement les choses, un tableau que l'on voit, un pain au chocolat que l'on goûte...

Parmi les cinq sens, le toucher est un cas un peu particulier. Sans cesse, même quand nous n'y prenons pas garde, nous sommes en contact perpétuel avec les choses qui nous environnent : nos vêtements nous touchent, nous les sentons contre notre peau et même quand nous sommes nus, l'air nous enveloppe, nous entoure.

Le toucher est un sens que nous usons en permanence, sans que nous nous en rendions constamment compte. Pour remarquer comment sont les choses que l'on touche, il nous faut en effet réfléchir, à moins que la sensation soit particulièrement forte : quelque de chose de brûlant, de glacial, de piquant...

Une description exclusivement centrée sur les sensations procurées par le toucher a donc un côté étrange puisqu'elle met en avant ce qui reste habituellement du domaine de l'inconscient.


Petit exemple d'une description centrée sur le sens du toucher :
Sous mes doigts, les touches de mon clavier sont lisses et légèrement grasses. La peau du dos de mes mains pique un peu, abîmée par le passage de l'eau, du savon et de l'air froid. Sous mes pieds, les semelles peu rembourrées de mes chaussons ne m'empêchent pas de sentir la dureté du plancher. Sur mes jambes, le pantalon en coton est doux, mais un peu trop léger vu la température ambiante de la pièce. En revanche, le second pull que j'ai enfilé par-dessus le premier me procure une sensation de chaleur déplaisante qui me montre que je porte une épaisseur de trop. Sous mes coudes, les accoudoirs de mon siège sont durs tandis que le dossier est moelleux derrière mon dos. En bref, je ne suis pas trop mal installée, mais cela pourrait être mieux...

N'hésitez pas à vous lancer à votre tour dans une description centrée sur le toucher...

3 commentaires:

Ahmed le creuseur a dit…

L'air est chaud, c'est normal nous sommes au mois d'août, les insectes volettent autour de moi, certains plus affamés que les autres prennent mes jambes nues pour des "mouchodromes" et viennent aspirer un peu de sueur salée. Leur contact n'est pas déplaisant, mais la piqure ressentie me fais réagir et claquer la main sur ma jambe. Je reprend le manche en bois dur de ma pioche et je sens la sueur sur le bois lisse. Mes mains accrochent et je dois décoller mes doigts pour reprendre l'outil bien en main avant le coup suivant. Mon chapeau en toile me protège du soleil, mais aussi de la sueur qui descend du cuir chevelu vers le front et le cou. La sueur aussi descend sur ma poitrine et le tee shirt en coton, n'arrive plus à éponger et me adhère à la peau. J'ai les pieds qui transpirent et collent dans les chaussures de chantier. Le choc du fer de la pioche contre le sol se répercute dans mes épaules. Mais je suis satisfait, car le tas de pierres et de terre diminue.

le nettoyeur a dit…

J touche donc j'essuie

Michèle a dit…

L'intérêt de se concentrer sur une seule perception, c'est de s'immerger dans le présent: c'est particulièrement vrai du toucher.
Etre présent au présent c'est un des moyens d'accéder à "La Pleine Conscience"