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mardi 22 septembre 2009

De l'originalité

Des idées me taraudent, des pensées me torturent. L’envie de créer me démange et me dérange. Écrire, oui, écrire pour le plaisir, écrire par désir de s’exprimer. Mais toujours des angoisses et des questions me retiennent. L’idée est là, belle et pure, mais sera-t-elle suffisamment originale pour enchanter les lecteurs ? L’envie de lire des choses originales est bien un mal de notre temps.
Les hommes du Moyen Âge reprenaient sans scrupule les textes des Anciens, les imitaient, ont-ils juste produit de pâles copies ? Je ne le pense pas. Aujourd’hui, les gens rêvent sans cesse de nouveautés.

Le premier problème est que chacun, suivant son bagage culturel, ses connaissances ne sait pas les mêmes choses, et peut-être une originalité pour l’un et une banalité pour l’autre. Le second problème est qu’au fond une même idée originale peut naître chez deux individus très différents à la même période.

Ce qui m'amuse dans ce petit discours que je viens de faire sur l’originalité, c’est de penser qu’il a sans doute été déjà écrit. Combien d’idées ont été tuées dans l’œuf par un « c’est cliché », par un « ça déjà été fait » ? Ce n’est pas parce que l’idée première est semblable a une autre qu’elle ne sera au final qu’une copie carbone, car là n’est pas l’essentiel. Varier sur un même thème est difficile et, de toute façon, je crois que même l’idée la plus originale du monde a déjà été pensé par quelqu’un quelque part à un moment quelconque…

mardi 10 février 2009

Rêves croisés


Voilà comment on pourrait résumer l'idée de ce mardi :
deux êtres très différents qui ne se connaissent pas écrivent chacun un journal intime.
On comprendra assez vite que l'un des deux n'est pas un être humain, mais un extraterrestre qui est venu découvrir la planète Terre. Il a transgressé des lois pour y venir et n'a aucune intention de repartir. Il essaye donc – sans y arriver complètement – d'agir comme un terrien normal. Seulement, il ne sait pas qu'il faut s'habiller quand il neige et que son costume d'humain ne devrait pas se promener négligemment en t-shirt.
L'autre est une humaine tout ce qu'il y a de plus normal, seulement, elle ne se sent pas en accord avec le monde qui l'entoure. Elle le voudrait différent, moins ennuyeux, moins déprimant. Plus qu'un journal intime, c'est un journal de ses rêves qu'elle tient, car sa réalité ne l'intéresse pas vraiment.
Ce qu'elle ne sait pas, c'est que sa réalité a un côté imaginaire pour l'extraterrestre, tout simplement parce que pour lui, c'est l'inconnu. Vont-ils se croiser ? Sans aucun doute, mais chacun continuera son journal de façon séparé jusqu'à la fin.


mardi 3 février 2009

Le bonheur est dans la fiole


A l’aube du 4ème millénaire, la planète Terre ressemble à un oursin, animal marin qui vivait dans une mer aujourd’hui disparue. Plus des trois quart de la surface de la planète est recouverte par des tours semblables à des arbres géants. Leurs cimes touchent les nuages et leurs racines descendent jusqu’au centre de la terre. Ces tours comportent chacune quelque chose comme un millier d’étages : chacune d’elle est une véritable ville.
Seulement, les habitants ne peuvent pas changer de Tour facilement, chacun a sa place et sa position. Ainsi, Henrik n'a jamais pu rencontrer sa soeur née dans une Tour voisine, car ses parents y avaient été appelés pour sauver des aigles... et étaient devenus les Protecteurs des Aigles de cette Tour-là. Henrik, qui avait dix ans à l'époque, n'a pas eu l'autorisation de les rejoindre.
L'aspect prison des Tours où il faut payer pour aller voir le ciel étoilé et où les déplacements sont limités, pèse beaucoup à Henrik. Bien qu'il soit Protecteur des loups et assistant du docteur Schmidy, il est insatisfait de sa situation. Aussi, quand une expérience du docteur tourne mal, c'est sans déplaisir qu'il se retrouve propulsé dans un autre monde où les fioles ont un rôle considérable.
Tout peut se créer et se trouver dans ses fioles. Des jeunes femmes, des sandwichs et même des cieux étoilés... Le bonheur serait-il dans la fiole ou bien se trouve-t-il en fait dans la Tour ?

mardi 27 janvier 2009

Greniers


Certaines idées sont des clichés. Les greniers, c'est connu, sont des lieux étranges et fantastiques où tout peut arriver. Et c'est pourquoi, ils inspirent. Les malles et les armoires qu'ils peuvent contenir sont des portes vers un ailleurs merveilleux. On entre dans l'armoire et on ressort dans un autre monde. On se cache dans la malle et quand on la rouvre, on se retrouve dans le passé.


Maintenant, imaginez deux adolescents qui s'ennuient pendant leurs vacances à la campagne. Ils sont chacun de leur côté, chacun ayant été emmené par leurs parents contre leur volonté dans un trou perdu. La fille s'ennuie jusqu'à ce qu'elle découvre sous le toits, une pièce pleine de meubles et objets empoussiérés. Le garçon ne sait que faire jusqu'à ce qu'il apprenne l'existence du grenier. Ils entreprennent des fouilles respectives. La fille s'émerveille devant de vieilles lettres d'amour retenues par un ruban bleu fané. Le garçon regarde avec intérêt des médailles. Et, puis, pour s'amuser, il enfile une vieille redingote tandis qu'elle essaye une robe de bal à la dentelle jaunie. Elle fait virevolter sa jupe, il redresse les épaules... et ils se retrouvent chacun à la place de l'autre. Dans le corps de l'autre. Parce que, c'est connu, dans les greniers, tout peut arriver.




mardi 20 janvier 2009

L'échange


Au Japon, on échange couramment ses journaux intimes avec un ou une amie. De nos jours, partout dans le monde, par le biais du web, les journaux intimes sont partagés avec n'importe qui. Dans les deux cas, il y a une volonté d'échange et au final, on choisit ce que l'on montre.
Ainsi, le journal intime en tant que cahier que nul autre que soi, ne doit voir, continue d'exister. Le journal intime sera caché, éventuellement fermé par une ridicule petite clef dorée ou argentée, et protégé des regards indiscrets.

Maintenant, admettons que ce cahier soit en fait relié à un autre, et que quelqu'un quelque part, puisse le lire et commenter ce que vous avez choisi de garder pour vous. Quelle sera votre réaction ?

Elsa, elle, ne peut s'empêcher de penser que c'est sa petite soeur qui lui joue un mauvais tour. Elle cache avec plus de soin son précieux journal, mais en vain, car les commentaires ne cessent pas. Elle l'emporte alors partout avec elle, y compris au lycée, et est obligée d'admettre qu'elle est face à un phénomène surnaturel. Dès lors, son journal devient un lieu d'échange avec ce mystérieux inconnu dont elle s'efforce de découvrir l'identité.

Est-ce quelqu'un de son lycée ? Quelqu'un de son âge ? Peut-être est-ce un extraterrestre. Ou bien un fantôme. Un être invisible. A moins que ce ne soit quelqu'un qui se trouve dans le futur ou dans le passé. A force d'échanger, Elsa est tombée amoureuse et, de son côté, le mystérieux inconnu ne semble pas indifférent à l'adolescente de dix-sept ans.

Pour une fin tragique, l'inconnu devra vivre dans un passé lointain et Elsa ne pourra que se recueillir sur sa tombe. Pour quitter le domaine du fantastique et tomber dans la science-fiction, l'inconnu devra être un extraterrestre qui viendra peut-être enlever Elsa dans sa navette spatiale. Pour une fin guimauve, ce sera un garçon de son temps et de son âge. Pour une fin en demi-teinte, ce sera quelqu'un du futur et Elsa devra attendre qu'il naisse pour le retrouver. Et pour une fin heureuse, il suffira que l'inconnu soit à même de venir la chercher à la porte de son lycée, quand bien même il aurait dix ou vingt ans de plus qu'elle.

mardi 13 janvier 2009

Partie d’espionnage


L'idée est née d'un T. Un simple T monté en épingle. Un T au doré passé qui devait être une épingle de cravate. A qui pouvait donc appartenir ce mystérieux T ? Et à quoi correspondait-il ? T pour thé ? T pour Théodore ?

Eh bien, ce T serait tout et le reste.
Cathy est une jeune et jolie espionne aux yeux et aux cheveux noirs qui doit apporter des plans importants en lieu sûr. Durant sa mission, elle est bousculée par un jeune homme blond qui est pourchassé par deux hommes à la mine patibulaire. Par réflexe, elle le débarrasse de ses poursuivants avant de se mettre à courir à son tour. Arrivée dans une rue commerçante, elle se sent observée et fait mine de se remettre du rouge à lèvres en se regardant dans un petit miroir. Elle découvre alors dans son sac à main l'épingle surmonté d'un T, mais elle n'a pas le temps de s'y attarder, car c'est son tour d'être poursuivie. Après une glorieuse escapade, elle appelle un taxi et retrouve le jeune homme blond qui occupe la place du chauffeur. Le T est pour Taxi, décide-t-elle. Elle n'apprend que plus tard le mystérieux chauffeur de taxi est également un espion et que ce T a bien d'autres significations...

C'est ce qu'on appelle monter une affaire en épingle...



mardi 6 janvier 2009

1028 après


En ce début d'année nouvelle, aussi neuve que le neuf qu'elle contient, quoi de plus naturel que d'évoquer une idée futuriste?

Le propre des romans de science-fiction, c'est d'être rattrapé. On songera notamment au célèbre 1984 d'Orwell, dépassé depuis longtemps. A partir du moment où l'écrivain donne un chiffre, une date lointaine qui fait rêver, son texte est voué à atteindre la date magique. Et force est de reconnaître que la fiction couchée sur le papier où robots, navettes spatiales, extraterrestres se croisent, est éloignée du monde qui nous entoure. Cela ne casse pas le roman de science-fiction dans la mesure où un monde futuriste, quelque soit le numéro qui lui soit accroché, reste une vision du futur, mais tout de même...

Pour ma part, je me propose de raconter une histoire qui se déroule 1028 ans après. Après quoi ? Après le moment où vous lisez ce mot.

"Appel à l'équipage, tout le monde à son poste ! Allez, réveillez-vous, bande de fainéants !"
Hjer ouvrit les yeux... Ils n'avaient toujours pas trouvé mieux que ce message. Il était quasiment aussi antique que ses réveils aux chiffres rouges qu'on pouvait parfois voir au musée. En ronchonnant, Hjer se leva tandis que le message continuait à passer en boucle. Dès qu'il fut sur ses pieds, Hjer enclencha le système du matin. La douche express s'alluma, la combinaison habilla Hjer, le comprimé du petit déjeuner arriva, et tout fut terminé.



mardi 23 décembre 2008

Et si...


L'idée de ce mardi est née grâce à un pingouin aux pantoufles roses et à la phrase "Et si on mettait Paris en bouteille..."

Coraline, malgré ses 22 ans, aime les livres pour enfants, et elle aime particulièrement l'histoire du pingouin aux pantoufles roses. Elle est amie avec Charles, un jeune inventeur de 29 ans qui crée toujours de drôles de machines et qui a la sale manie de lui téléphoner aux alentours d'une heure du matin pour lui parler de ses projets.
Il y a cinq ans de cela, Coraline a été renversé dans une fontaine par Cancan3, un canard mécanique qui a foncé sur elle comme un boulet de canon. C'est ainsi qu'elle a rencontré Charles et qu'ils sont devenus amis.
La nouvelle invention de Charles, c'est une machine capable d'enregistrer les possibilités d'une journée après qu'elle se soit écoulée ; celles-ci seraient en fait enregistrées dans notre cerveau et seraient à même d'être transcrites et vues comme un film.
Coraline est devenue le cobaye de Charles d'assez mauvaise grâce : se faire hypnotiser par un écran de veille "pendule" et avoir des ventouses sur la tête dans un appartement en bordel où Albert le rat se promène en toute liberté, ce n'est pas vraiment plaisant.
Réflexion sur la destinée, sur les choix multiples offerts à l'être humain, l'histoire de Coraline et Charles, est aussi l'occasion de réfléchir sur l'amitié, l'intimité et la peur du changement. Tout ça, sur un ton léger et humoristique, bien sûr.
Ce qui est en effet dévoilé au cours des expériences de Charles sur les possibilités de la vie de Coraline, c'est la naissance d'un amour entre elle et Charles... possibilité que Charles cachera en censurant les images compromettantes révélées par les ondes cérébrales de Coraline.

Cependant, tout se découvre, et je vous laisse imaginer les possibilités...

mardi 16 décembre 2008

Alza ou les aventures du livre


Alza, c'est un drôle de prénom pour une adolescente, mais voilà, on ne choisit pas. Les parents sont les responsables et, s'ils ont décidé de prendre les premières lettres de quatre mots choisis au hasard dans une liste dressée par leurs soins, eh bien, on ne peut rien faire. A.L.Z.A. ou Amande Luth Zora Auteur.
On ne peut rien faire non plus si ses parents sont de grands voyageurs qui ont décidé que le jour des quinze ans de leur fille, ils repartiraient en quête d'aventures la laissant se débrouiller seule à la maison. Quant à savoir, si on est responsable d'avoir un caractère taciturne et solitaire, c'est une autre histoire. Seulement, voilà, Alza l'était, aussi était-elle en marge au collège. Pendant la récréation, elle lisait. Parfois même, elle écrivait. Les livres étaient une vraie passion chez elle, car il lui permettait d'échapper à une réalité tour à tour ennuyeuse et difficile.


Résister à la tentation de ne pas se rendre au collège en l'absence de ses parents, était extrêmement dur, mais Alza ne manquait pas de courage et s'y rendait fidèlement. Et c'est ainsi que sur le chemin du retour de l'école, elle découvrit un livre abandonné sous un banc. Son regard avait été attiré par les stries dorées de la couverture alors qu'elle était en train de renouer son lacet. Elle n'avait pu s'empêcher de le ramasser et avait décidé en son for intérieur que son propriétaire ne le méritait pas. Elle l'avait ensuite ramené chez elle et avait délicatement nettoyé sa couverture. Elle le lirait plus tard dans la soirée après avoir fait ses devoirs.

A vingt-et-une heures, confortablement installée au fond de son lit, Alza ouvrit le mystérieux livre. Le titre ainsi que le nom de l'auteur étaient masqués par une tache d'encre. Décidemment le propriétaire originel du livre était peu soigneux ! Elle tourna la page et lut ceci :
Cher lecteur, chère lectrice, pour entrer dans ce monde n'oubliez pas de prononcer le mot "Shazamsésame"
Machinalement, comme malgré elle, Alza répéta à mi-voix les mots, puis lut la phrase suivante :
Le soleil tapait fort ce jour-là quand elle fit son apparition...
Et soudain Alza se retrouva en plein soleil, près d'un lac. Son corps était traversé de curieux picotements. Elle regarda son reflet et vit qu'elle avait changé. Sa chemise de nuit préférée s'était transformée en robe verte qui épousait ses maigres formes d'adolescente et son visage était devenu tout lisse. Alza était entré dans le livre.

Ceci n'est évidemment que le début de l'histoire, l'idée étant de faire vivre tout un tas d'aventures à Alza dans le monde du livre. Quant à la fin, toutes les routes sont ouvertes, mais vous pouvez être certains que le livre à la couverture aux stries dorées se retrouvera sous un autre banc pour permettre à quelqu'un d'autre de vivre à son tour d'étranges aventures...


mardi 9 décembre 2008

En voie de disparition !


Nous sommes en l'an 3056, l'être humain tel que nous le connaissons aujourd'hui est une espèce en danger. Les hommes se sont en effet mêlés à des extraterrestres et sont parvenus à procréer, entraînant au cours des siècles la quasi disparition de l'humain à proprement dit. Il ne reste à présent plus qu'une vingtaine d'êtres humains au sang pur.

Malheureusement pour eux, des gens haut placés ont décrété que la vieille race humaine ne devait pas disparaître. Aussi sont-ils renvoyés sur Terre, dans un coin de planète nettoyée spécialement pour eux, afin de concevoir des enfants.

Sur ce postulat, l'idée est d'évoquer un petit groupe de gens réunis contre leur volonté et obligés de former des couples malgré les différences d'âge et de caractère et aux détriments de leurs sentiments.
Ainsi, une des femmes serait en couple avec un extraterrestre avant la décision gouvernementale et un des couples formé par le gouvernement aurait quinze ans de différence, en raison de l'impossibilité de faire uniquement des paires d'âges similaires.


mardi 2 décembre 2008

Neuf morts


On dit toujours que le chat a neuf vies. Et si l'être humain avait neuf morts possibles ? L'idée est de composer 9 récits liés (ou non) entre eux sur ce thème. Tout est une question de croyances au fond. Où va-t-on après la vie ?


Au paradis où on l'on gagne des ailes.
En enfer où les flammes ne cessent de brûler.
Au purgatoire où la réflexion règne.

Sur terre, réincarné en plante ou en animal, ou de nouveau en être humain.
Sur terre, réincarné en victime si l'on était bourreau, en bourreau si l'on était victime.
Sur terre, en tant que fantôme, pour peu qu'on ait encore quelque chose à accomplir ou qu'on s'accroche trop à la vie pour la quitter tout à fait.

Dans le néant où la conscience sombre et où les problèmes cessent, faute d'exister.
Dans le monde des âmes où les êtres qui pensaient avoir une âme, mais qui ne croyaient pas au reste, se retrouvent.
Un autre endroit qu'il est impossible d'imaginer, mais que l'on se plaît à inventer.


mardi 25 novembre 2008

Et si on commençait par la fin...?


Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants comme dans les contes de fées. Ils s'étaient enfin retrouvés après toutes ces épreuves qu'ils n'avaient pu partager. Réunis enfin.


Voilà, tout est bien qui finit bien, mais maintenant, si vous voulez bien, revenons au début. Commençons l'histoire sans crainte d'une mauvaise fin ou sans espoir qu'elle se termine dans le sang, au cas où vous seriez des amateurs de tristes fins.

Le héros, fondamental dans toute histoire, le voici, il court la campagne, le coeur joyeux et le sourire aux lèvres. Il a dix sept ans depuis quelques jours, il a une amie chère à son coeur qui lui rend son amour, il mange à sa faim, s'entend bien avec sa famille et ses amis, bref il est heureux. Il a le sentiment d'avoir trouvé le bonheur. Seulement, il se trompe, tout cela n'est qu'une joie passagère et bientôt, il va devoir se comporter en héros, car c'est son rôle, même s'il ne le sait pas encore. Pour le moment, il n'est qu'un être lambda dans la foule, un individu qui court dans les champs en rentrant chez lui comme une personne pressée et contente ou plutôt comme un imbécile.

Ceci était le début d'un roman de fantasy. Quoi, c'était juste ça l'idée ?! Commencer par la fin pour revenir de suite au début ?! Eh bien, non, l'idée va plus loin. Le héros désigné va avoir de gros ennuis d'ici quelques chapitres, car le héros, ce n'est pas lui, c'est en réalité son ami. C'est tout ?! Eh bien, pas tout à fait, l'idée se prolonge dans un désir de jouer avec les clichés et les attentes du lecteur. Le méchant est donc gentil. Si, si.

mardi 18 novembre 2008

Morgane et les fées


Soyons honnêtes, c'est l'idée de base d'Harry Potter qui m'a inspirée. Non, Morgane, ce n'est pas Harriette Potter, sorcière émérite à la foudroyante cicatrice, mais une fée. Un jour, elle découvre grâce à l'un de ses parents éloignés qui a de drôles d'oreilles pointues qu'elle a des pouvoirs magiques et que pour apprendre à s'en servir, elle va devoir se rendre à l'école des fées, une mystérieuse école que les humains normaux ne connaissent évidemment pas.

Le but de l'histoire n'est nullement de copier ou parodier Harry Potter, il s'agit simplement de mettre en scène un personnage féminin propulsé dans un monde étranger où son prénom, Morgane, va lui causer bien des ennuis. On se rappelera en effet que le prénom Morgane évoque tout un tas de légendes où la fée, magicienne ou sorcière Morgane n'a pas souvent le beau rôle. Morgane devra donc se battre contre les préjugés liés à son nom et apprendre tout d'un monde qu'elle ignorait jusqu'alors, le monde de la magie.
Après bien des aventures et des échecs, Morgane déjouera un terrible complot visant à transformer les fées en méchantes sorcières et se verra enfin accepter comme élève fée à part entière. Fin.

mardi 11 novembre 2008

Des fleurs pour elles


Lui, c'est Sébastien, il a vingt trois ans et chaque jour, il se rend au cimetière, une fleur à la main.

Elle, c'est Viviane, elle a vingt ans et chaque jour, elle est à l'arrêt de bus qui se trouve en face du cimetière. Là, elle voit passer le jeune homme, sa fleur à la main et elle le trouve attirant.
Elle, c'est aussi Morgane qui dort bien sagement dans la terre depuis trois ans et qui, chaque jour, voit sa tombe être ornée d'une nouvelle fleur.

Viviane est attirée par Sébastien, qui est toujours amoureux de Morgane, qui le lui rendait bien avant sa mort dans un tragique accident. Il lui apporte des fleurs chaque jour, refusant d'oublier, ne voulant pas cesser d'aimer. Viviane ne sait rien de tout cela.

Un jour que le bus ne passait pas, elle a suivi le jeune homme de loin et s'est rendue dans le cimetière où elle a découvert sa rivale endormie. Et puis, un autre jour, Viviane a abordé Sébastien et un lien tenu a commencé à se former.
Et le temps a passé et leur amitié s'est développée. Un an, deux ans, Sébastien aimait toujours Morgane, Viviane aimait Sébastien et luttait contre le précieux souvenir. Et cela dura jusqu'au jour où les fleurs furent pour Viviane.

mardi 4 novembre 2008

Le Livre Réalité


Les émissions dites de télé réalité sont terriblement à la mode depuis quelques années : on enferme les gens dans un loft, on les lâche dans la nature sauvage pour qu'ils survivent, on leur fait élever poules et cochons, on les tentent quand ils sont en couple, on leur propose de trouver l'amour à l'antenne en leur mettant sous le nez un harem, on leur apprend à devenir des stars. On écrit sur la télé réalité, qui est un fait de société tout à fait intéressant, ou bien on met en scène des émissions de télé réalité dans des livres pour les dénoncer ou être à la mode.


Maintenant, voici un nouveau concept : le livre réalité. Un écrivain est enfermé avec trois autres personnes dans une pièce qui fait à la fois office de chambre, de salon et de cuisine. Seules la salle de bain et les toilettes sont dans une pièce à part, une pièce qui a un rideau en guise de porte. L'écrivain doit retranscrire les faits et gestes des autres personnes sans interagir avec eux. L'expérience dure un mois et à la fin de ce mois, on obtient un livre réalité. Le gagnant devient le héros du livre et touche des droits d'auteur qu'il partage avec l'écrivain.

Il faut cependant préciser que pour gagner, il faut se démarquer des autres, être en quelque sorte plus héroïque dans cet espace réduit. L'écrivaine se doit d'être impartiale, même si les trois personnes dont elle doit retranscrire les gestes sont trois hommes dans la trentaine qui sont plutôt agréables à regarder. Il n'est pas question pour elle de jouer au juge quand des disputes éclatent entre les trois hommes qui se lassent de leur enfermement. Il ne faut sous aucun prétexte qu'une idylle naisse entre l'écrivaine et un de ses « personnages »... même si cela rendrait indubitablement le livre final plus passionnant.

mardi 28 octobre 2008

Tout ça à cause d’un ballon


Une idée réaliste et simple. On sonne à votre porte. Vous allez répondre et là vous entendez « Nous avons fait tomber notre ballon dans votre jardin. » Si vous êtes de bonne humeur et que ce n'est pas la dixième fois de la journée ou la trente-sixième fois de la semaine, eh bien, vous ouvrez. En général c'est une ribambelle de gamins qui s'engouffrent dans votre jardin à votre corps défendant.

Oui, mais pas cette fois. Cette fois-ci, c'est un adolescent qui a envoyé son ballon dans votre jardin...et vous, vous êtes une adolescente qui ne supporte pas le sport. Et là, c'est le début d'une histoire d'amour entre adolescents. Vous imaginez bien sûr qu'une histoire entre une anti-sportive et un sportif ne peut se dérouler sans rebondissements...


mardi 21 octobre 2008

Le poète du placard


L'idée est dans le titre. Envisagé comme roman, il est évident que cette idée d'un jeune homme poète qui aime s'installer dans les placards ne pourrait être qu'une nouvelle. Notre jeune homme aime la solitude, mais pour des raisons financières, il vit en colocation avec deux autres étudiants du même âge que lui. Or, dans cet appartement, il y a un grand placard enfoncé dans le mur dont la porte se plie en deux et le jeune homme qui aspire à la solitude, aime s'y réfugier. C'est son chez lui, son lieu de méditation et de prédilection. Ce placard est comme le ventre de sa mère. A l'intérieur de celui-ci, il existe sans tout à fait exister, comme s'il n'était pas encore né, car dans ce placard, il est plongé dans l'obscurité, replié sur lui-même et en retrait du monde. Et dans cet univers de nuit où tous les bruits sont étouffés, il ne demeure plus que la pensée. Le souffle d'un poème vient alors effleurer le jeune poète. Il joue avec les mots dans sa tête, compose les vers dans son esprit avant de sortir à regret de son placard pour les coucher sur le papier et faire naître le poème au monde...


mardi 14 octobre 2008

Idée : Le restaurant de l'Olympe


Imaginez que les dieux de l'Olympe aient véritablement existé et que, même si plus personne ne croient en eux, ils existent toujours. Bien sûr, dans tout ce que l'on a raconté autrefois à leurs propos, tout n'est pas vrai. Une bonne partie ne sont que des mythes !

Seulement, voilà, ils existent. Ce ne sont pas des réincarnations, non, ce sont les dieux mêmes, en chair et en os ! Et il faut bien qu'ils assurent leur subsistance. Voilà pourquoi, ils ont ouvert un restaurant grec appelé l'Olympe.
Zeus tient la partie bar et flirte avec les jolies filles qui passent tandis que sa femme Héra s'occupe des comptes. Aphrodite aidée par Hermés fait le service. Athéna aussi sert en salle, mais elle s'occupe surtout de la caisse. Dyonisos s'occupe des boissons et Mars de la cuisine. Héphaïstos est bien caché à cause de sa laideur dans un coin de la cuisine où il fait la vaisselle, récure et répare les casseroles. Hadès et Perséphonne sont dans les sous-sols, ils cultivent la terre et s'occupent de la gestion des produits frais. A dire vrai Hadès se contente de régler leur sort aux nuisibles tandis que Perséphone s'occupe des cultures. Posséidon passe le plus clair de son temps dans la baignoire à ne rien faire. Eventuellement, il donne un coup de main pour la vaisselle, mais c'est tout. Appollon lui se charge de la musique quand il se sent inspiré. Il attire beaucoup de clientes avec sa chevelure d'or. Sa soeur, Artémis est rarement présente, elle chasse la nuit en toute illégalité et dort le jour.

L'intrigue ? Mars veut séduire Aphrodite, mais celle-ci aime véritablement son mari, le très laid Héphaïstos. Quant à Athéna, malgré toute sa sagesse, elle est tombée amoureuse d'un mortel ! Et puis Hermès aimerait bien voler de ses propres ailes et quitter le restaurant pour livrer des pizzas, mais Zeus ne veut pas. Et parlons-en de Zeus, il est infidèle à sa femme et celle-ci regarde ses SMS...Sans oublier la fille qui n'arrête pas de suivre Appollon partout, allant même jusqu'à l'espionner sous sa douche ! Hadès veut lui régler son sort, car, il s'ennuie mortellement, mais Perséphone veille au grain...
Une sympathique comédie en somme !

mardi 7 octobre 2008

Introduction à la boîte à idées


La boîte à idées est un concept. J'ai assez fréquemment des idées de nouvelles, romans, essais, pièces de théâtre. Seulement, par manque de temps, j'ai rarement l'occasion de les exploiter toutes, alors, pourquoi ne pas les partager ?
Si, cela vous inspire, écrivez-donc ! Si, cela vous plaît, demandez-moi, de prendre le temps de l'écrire ! Et, sinon, eh bien, sachez que ce n'était jamais qu'une idée...
Cette idée a sans doute été déjà pensé avant et peut-être même écrite. Il ne s'agit pas forcément d'une idée originale, mais elle est venue, comme ça, se glisser dans ma tête.

Certes, tout a été dit et tout a déjà été écrit, mais puisque vous n'avez pas tout lu, je prétends avoir encore la chance de pouvoir vous surprendre. Tant pis si mon originalité ne tient qu'à notre mutuelle ignorance des productions antérieures. Il faut reconnaître que c'est un critère de jugement bien sévère que celui de la nécessaire nouveauté...