mardi 25 novembre 2008

Et si on commençait par la fin...?


Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants comme dans les contes de fées. Ils s'étaient enfin retrouvés après toutes ces épreuves qu'ils n'avaient pu partager. Réunis enfin.


Voilà, tout est bien qui finit bien, mais maintenant, si vous voulez bien, revenons au début. Commençons l'histoire sans crainte d'une mauvaise fin ou sans espoir qu'elle se termine dans le sang, au cas où vous seriez des amateurs de tristes fins.

Le héros, fondamental dans toute histoire, le voici, il court la campagne, le coeur joyeux et le sourire aux lèvres. Il a dix sept ans depuis quelques jours, il a une amie chère à son coeur qui lui rend son amour, il mange à sa faim, s'entend bien avec sa famille et ses amis, bref il est heureux. Il a le sentiment d'avoir trouvé le bonheur. Seulement, il se trompe, tout cela n'est qu'une joie passagère et bientôt, il va devoir se comporter en héros, car c'est son rôle, même s'il ne le sait pas encore. Pour le moment, il n'est qu'un être lambda dans la foule, un individu qui court dans les champs en rentrant chez lui comme une personne pressée et contente ou plutôt comme un imbécile.

Ceci était le début d'un roman de fantasy. Quoi, c'était juste ça l'idée ?! Commencer par la fin pour revenir de suite au début ?! Eh bien, non, l'idée va plus loin. Le héros désigné va avoir de gros ennuis d'ici quelques chapitres, car le héros, ce n'est pas lui, c'est en réalité son ami. C'est tout ?! Eh bien, pas tout à fait, l'idée se prolonge dans un désir de jouer avec les clichés et les attentes du lecteur. Le méchant est donc gentil. Si, si.

1 commentaire:

Michèle a dit…

ce qu'on perd en suspens on le gagne en sécurité...pour les accrocs des fins heureuses ce peut être confortable
désorienter le lecteur pourquoi pas s'il aime ça!