jeudi 5 février 2009

Il était une fois - Episode 18


– Pendant qu'on cherche la sortie, il y a des gens qui se reposent, c'est honteux ! s'exclama Libellule avec amusement.

– L'as-tu trouvée ? As-tu vu les autres ? Comment as-tu réussi à grimper sur le mur ? demanda Vérité.
– Hey ! Une question à la fois j'ai peut-être deux jambes, mais pas deux têtes.
– Tu devrais, l'autre ne suffit pas à te rendre intelligent, rétorqua le troll.
– Parce que tu crois l'être, espèce de montagne de poils ! Toi, c'est rien dans la tête, tout dans les muscles !
– Arrêtez donc de vous chamailler, vous ne valez pas mieux l'un que l'autre ! interrompit Ornella.
– Je voulais juste qu'il réponde aux questions, répondit Vérité.
– Tu sais Ornella, on plaisantait... C'est tellement contraignant ces aventures, alors si on ne peut même plus se chamailler tranquille, où va-t-on, je vous le demande ! Pour les questions, j'y viens ! Je n'ai pas trouvé la sortie, mais je cherche activement. Malheureusement avec mes petites jambes, c'est long. J'ai aperçu un mouvement, et en me rapprochant, je vous ai vu, mais vous étiez... comment dire... trop occupés pour vous rendre compte de ma présence. C'était quoi la suite des questions ?
– Qu'est-ce qu'on pourrait vouloir savoir, à ton avis ? demanda Vérité.
– Ah oui, je me souviens... C'est Kinglion qui, après de multiples tentatives, m'a permis de monter sur le haut du mur. Il a planté ses griffes dans les parois lisses, et hop hop, il grimpait. Il a mis du temps tout de même à parvenir où il fallait, car il glissait... Enfin, me voilà ! Vous êtes les premiers que je croise.
– Il faudrait absolument que tu trouves la sortie et au plus vite ! s'exclama Ornella.
– Avec quelques formules magiques, ne pourrais-tu pas me faire marcher à la vitesse éclair ?
– Si, une minute que je me rappelle de la formule...
Ornella ne fut pas trop longue à s'en souvenir, et bientôt, le lutin s'éloigna à la vitesse grand V.
– Où en étions-nous? demanda le troll l'air innocent.
– Quelque part par là... répondit la sorcière en se collant contre Vérité.
Alors qu'ils allaient s'embrasser, ils entendirent une nouvelle fois la petite voix moqueuse.
– Je ne veux pas être le seul à chercher, au travail les amoureux !
– Connais-tu la définition de délicatesse ? demanda Ornella.
– Fiche le camp, et tu n'as pas intérêt à revenir ! ajouta Vérité.
– C'est bon, c'est bon, je pars.
De nouveau, Libellule s'éloigna.
– Enfin seuls ! s'exclama Vérité.
– Ne crois-tu pas qu'il va revenir ?
– Penses-tu, il n'oserait pas !
Leurs lèvres se joignirent de nouveau. Un applaudissement leur fit lever la tête.
– Un autre, un autre, BIS BIS ! s'écria malicieusement le lutin.
– Ce n'est pas comme ça que tu trouveras la sortie ! s'exclama Vérité.
– Si tu continues à nous agacer, je te change en...
– Non ! Je suis juste revenu pour ne pas faillir à la règle de jamais deux sans trois, coupa Libellule.
– Je vais t'écraser comme une mouche... enfin plutôt comme une libellule, cria le troll.
Le lutin fila sans un mot, mais en riant joyeusement.
– J'ai comme un pressentiment, je suis certaine qu'il va se passer quelque chose qui va nous déranger.
– Allez ne soit pas pessimiste et embrasse-moi !
Et c'est ce qu'Ornella fit... A cet instant précis, quelqu'un parla :
– Je ne voudrais pas vous déranger, mais...
– Est-ce toi Libellule ? demanda Vérité en regardant à droite et à gauche.
– Non, je m'appelle Spiolys. Je cherche les amis de Nyssa.
– Où diable êtes-vous ? On ne vous voit pas ! s'exclama Ornella.
– Oh pardon, je suis un fantôme, tenez, je sors du mur...
Une forme blanche apparut effectivement sous les yeux étonnés du couple.
– Pouvez-vous nous conduire à Nyssa ? demanda la sorcière.
– Bien sûr, et ensuite, je vous trouverai la sortie du labyrinthe. Je veux payer ma dette envers Nyssa, répondit Spiolys
– Votre dette ?! s'étonna Vérité.
– Oui, Nyssa a dégagé ma tombe, me permettant ainsi de me déplacer loin de celle-ci. Quand je pense que la pauvre petite avait les mains en sang après, j'ai quelques remords, mais je me déculpabilise en me disant que je vais lui permettre de sortir de cet endroit.

2 commentaires:

Michèle a dit…

Ah les amoureux!!!

Anonyme a dit…

En tout cas elle a une bouche qui bouge!