mercredi 11 mars 2009

Il était une fois - Chapitre 6 - Episode 28


Chapitre 6 : La vie de château


Nos amis progressaient d'un bon pas sous le ciel immobile. Mais, plus le temps passait, plus ils s'attendaient à ce qu'une catastrophe arrive. Ils ne furent donc guère étonnés quand un démon rouge se matérialisa devant eux. Il avait l'air hideux. Le chevalier allait lui enfoncer purement et simplement son épée dans le ventre quand le diablotin sortit un drapeau blanc de derrière son dos et l'agita avec force tout en ricanant.
– Mesdemoiselles, messieurs, très heureux de faire votre connaissance. Mon maître m'envoie à vous, déclara le démon.
– Il annonce qu'il se rend je parie, nous sommes tellement impressionnants, dit le lutin.
– Non, monsieur, vous faîtes erreur, protesta le démon.
– Les démons ne sont décidément pas capables d'apprécier les plaisanteries ! s'indigna le lutin.
– Arrête de plaisanter Libellule et laisse parler le démon, ordonnaYvi.
– Merci princesse. Voilà, mon maître vous propose un petit marché... commença à expliquer le démon.
– ...Déballe ton sac et ne palabre pas. Quel marché ? De tout façon, nous ne traitons pas avec le mal, interrompit Vérité.
– Après le plaisantin, la sagesse, voici la violence. Laisse-moi parler, dit le démon en grinçant des dents.
– Je me demande ce qui me retient de l'étrangler, pensa tout haut le troll.
– Vérité, calme-toi, ce démon à une information à nous transmettre, après... tu pourras en faire de la chair à saucisse si cela t'amuses, déclara Ornella.
– Maintenant, la sans-mémoire intervient. Oui, tu oublies qu'étant donné que je suis porteur d'un drapeau blanc, tu n'as pas le droit de me toucher. Mais revenons à notre petite affaire... Mon maître vous invite à entrer dans le château qui est derrière la colline.
– Pourquoi le ferions nous ? demanda le chevalier.
– Le stupide daigne ouvrir la bouche. Ferme-la, idiot, j'allais y venir. Je reprends... Dans ce château, il se trouve un objet qui vous intéresse. Il vous est utile pour le combat qui vous oppose à mon maître.
– Quel objet ? interrogea Piscis.
– Devine, le médiocre ! Bon bye et salut à la compagnie ! s'exclama le démon avec un mauvais sourire.
– Minute papillon ! cria Vérité.
– Tu as raison le violent, j'oublie un détail. Si vous faîtes cela, le maître promet de ne plus trop vous attaquer jusqu'à votre arrivée à la ville.
– Que vaut la promesse du mal ? demanda Louve.
– Pas grand chose mais pour vous prouver sa bonne volonté, le maître vous offre vos chevaux perdus. Gentil non, miss questions ? répondit le démon.
– Cela fait combien d'attaques pas trop ? questionna Louve.
– Surprise ! hurla le démon en se volatilisant.
A la place de l'affreux personnage rougeâtre se tenaient à présent des chevaux.
– Est-ce qu'on entre dans le château ? demanda Louve
– Ce serait idiot, passons plutôt notre chemin et n'écoutons pas ce menteur, répondit le chevalier.
– Non, il faut entrer dedans et récupérer le fameux objet évoqué par le démon, intervint l'oracle.
– Et si on votait ? suggéra Piscis.
– Que ceux qui veulent entrer lève la main... ou la patte, déclara Yvi en faisant le geste.
Louve, Ornella, Libellule, Spiolys et Kinglion votèrent pour entrer.
– C'est la majorité qui l'emporte, nous irons donc au château, conclut Piscis visiblement déçu.
– Quelles peuvent être les motivations du mal ? demanda Louve.
– Je pense qu'il désire nous éprouver encore une fois. Entrer dans le château sera sûrement difficile et permettra au mal d'en apprendre encore un peu plus sur nous, suggéraYvi.
– Il n'a pas réfléchi que cela nous donnera l'occasion de nous entraîner une fois de plus avant la bataille finale, dit Vérité.
– Oui, mais cela va nous fatiguer, et l'un de nous risque d'y rester, contra Kinglion.
– Peut-être, mais ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi le mal n'a pas mis le paquet tout de suite ? Il aurait pu nous envoyer des milliers de dragons et nous tuer, déclara le chevalier.
– Le mal ne s'occupe pas uniquement de nous. Il s'occupe de Lostland tout en entier, sans oublier qu'il doit lutter contre la défense qui s'est organisée au château de mon père Pouly. De plus, il est encore à une distance importante de nous ce qui implique qu'il est obligé de fournir des efforts importants pour animer ses créatures et les protéger efficacement, expliqua Yvi à l'intention du chevalier.

2 commentaires:

Michèle a dit…

on y va au château! dangereux mais tentant...
toujours la guerre psychologique!

Anonyme a dit…

Tant que ce n'est pas un château en Espagne